| Aqueduc Mailla |
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PLAN DE 1834 La source Mailla ou Mayan, difficilement accessible est située sur un terrain communal. Elle jaillit au lieu-dit “Fontneuve” au dessous d’une maison qui est une ancienne tuilerie, le long du chemin de Montauroux à Mons encore existant . Ses eaux proviennent d’infiltrations dans le plateau calcaire qui domine le CD 37. Elle est citée dans les archives communales depuis 1654 mais a dû être capitale depuis bien plus longtemps pour les habitants du lieu.
LA SOURCE MAILLA PORTE-EAU EN TUILES
L’aqueduc dont nous ne pouvons dater la création, a été construit pour amener l’eau de cette source jusqu’à la fontaine publique la plus proche du village. Le départ du porte-eau aérien en tuiles vernissées est enfoui sous un tas de remblai disposé sur la propriété du dessus. On distingue le canal au dessus d’un mur de restanque. Il comporte 5 sections ; la première en aérien au dessus d’un mur, la seconde en canal souterrain, la troisième sous la résurgence de “Braillasson” en aérien, la quatrième en souterrain et enfin la cinquième en aérien encore. On retrouve aux archives communales des délibérations concernant ses réparations ; 1652-” mission aux Consuls de faire mettre à l'enchère les réparations de l'aqueduc de la fontaine. “ 1654- “levée d'un capage d'un homme par maison pour rehausser la fontaine de Mayan et la joindre avec l'autre fontaine. Levée d'un capage pour réparer l'aqueduc de la fontaine.” 1667-” réparations à l'aqueduc de la fontaine publique.” 1672- “délibéré de réparer l'aqueduc de la fontaine. “ Il continue sur le mur à double voûte qui présente une importante lézarde sur son coté droit
AQUEDUC DOUBLE VOUTE L'AQUEDUC TEL QU'IL A DU EXISTER La petite histoire raconte que sous le “Pont des Soupirs” le vallon de Mailla relativement éloigné du village servait de cadre romantique. Les amoureux s’y donnaient rendez vous à l’abri des regards indiscrets pour ne pas alimenter les commérages des villageois. 1673 - “vote d'un capage pour payer les travaux de canalisation de la fontaine." 1686 -"allocation d'un Louis d'or, plus la nourriture à Honoré Garnier du Breuil pour faire des recherches d'eau et conduire l'eau de la fontaine de Mayan dans l'aqueduc de la fontaine publique.”
1753 - “délibéré de faire construire un lavoir à la font neuve. délibéré de prier le subdélégué de l'Intendant à Grasse " de nommer ... quelque personne capable " de la dite ville "ou d'ailleurs" pour dresser le devis des travaux de canalisation des fontaines de Montauroux. “ 1755 -”délibéré de demander au seigneur l'autorisation de faire passer l'aqueduc des fontaines dans son fonds, moyennant indemnité ; ----d'enjoindre aux propriétaires riverains des chemins, au-dessus et au-dessous, de relever les murs de soutènement. Communication de la réponse du seigneur refusant le passage de l'eau des fontaines dans son fonds; conseillant de suivre la tracé indiqué dans le devis et exemptant la commune des droits de lods à raison des acquisitions à faire.” Dans sa première section, vue de dessus du porte-eau à double voûte, les angles du porte-eau sont bien définis et en bon état, en bout du canal aérien on distingue un départ de tuyau de zinc vertical qui est recouvert par le talus de la route.
VUE DE DESSUS DE L'AQUEDUC VOUTE
Dans la seconde section plus loin sous le départ du chemin amenant au vallon depuis le CD37 on découvre un trou fait par l'homme pour pénétrer dans le canal souterrain. Nous y sommes entrés et avons constaté que sur la gauche , après quelques mètres, la terre envahit le canal. A droite nous voyons assez loin jusqu'à la courbe mais nous n'avons pu explorer faute de lumière adéquate. L’aqueduc avec le mur gouttière est par endroits très bien conservé. Ses dimensions étaient suffisantes pour qu’un homme puisse s’y déplacer afin d’en assurer l’entretien.
CANAL SOUTERRAIN 1756 - "délibéré de mettre à l'enchère les travaux de canalisation des eaux de la fontaine".
1757 - "délibéré de faire consulter sur le devis et cahier des charges des travaux de canalisation de la fontaine pour savoir si les adjudicataires doivent mettre ou non des tuyaux vernissés".
1758 - "Députation au seigneur pour obtenir l'autorisation de faire passer le canal de la fontaine publique dans son fonds". 1759 - "Députation à Aix pour obtenir du Marquis la permission de faire passer l'eau de la fontaine dans l'ancien canal qui traverse sa propriété moyennant indemnité". La section trois située sous la fontaine de “Braillasson” était aérienne avec tuiles vernissées. Les éboulements successifs on déplacé le mur de plusieurs mètres en contrebas de sa position originelle. Heureusement le poids du mur a permis qu’il ne se retourne pas il s’est tout simplement brisé et a glissé. A cet endroit la source de “Braillasson” se jetait dans le canal. On retrouve encore les tuiles vernissées. “D’un pan de large pour demi pan de profondeur, mâles et femelles, vernissées en dedans “
MUR PORTE-EAU ET TUILES VERNISSEES La quatrième section est souterraine. On distingue ci-dessous la coupe de l’aqueduc, les tensons ont été posés par les jeunes du CJPCA. Pas loin de cet endroit devait se situer la porte numéro cinq. COUPE DU CANAL
C’est un conduit voûté semi enterré d’une hauteur de un mètre quarante environ. Long d’environ 450 mètres pour une pente de 1 pour cent . Ses parois et la voûte sont entièrement en pierres maçonnées de chaux et de safre. Il est différent de l’aqueduc romain de la Siagnole car l’eau ne coule pas au fond du conduit mais dans une tuile sur une banquette construite à mi hauteur. Cette façon devait permettre plus de facilité de réglage de la pente.
En 1783 sur les conseils du marquis, N. de Taloire, entrepreneur des fortifications d’Antibes fût sollicité pour faire le nivellement des eaux du canal.
N. Féraud fontainier d’Aix et N. Coste, fontainier de Manosque furent invités pour faire le devis des travaux de la canalisation.
Dans le temps il existait cinq portes le long du canal. A ce jour nous n’en connaissons que quatre, les plus proches du village. PORTE 1 PORTE 2 PORTE 3 PORTE 4 La section numéro cinq retrouve l’air sur un mur gouttière jusqu’à la fontaine et le lavoir construits en 1809. Les habitants de Montauroux, en 1807, avaient fait des souscriptions pour rapprocher du village la fontaine “autant que le nivellement pourra le permettre ...”.
MUR PORTE-EAU Le 23 février 1808 le Préfet du Var demande au Maire de s’en occuper dans le plus court délai. La souscription s’élevait à la somme de sept cent soixante dix neuf francs, cinquante centimes. Cent quatre vingt trois personnes ont versé de cinquante centimes à cent francs.
ABREUVOIR FONTAINE DE 1809 Sur le devis de 1833 on peut lire: “la fontaine publique de la commune de Montauroux se trouve placée sur le chemin de Mons, à une certaine distance de l’habitation, exposée au nord et d’un très pénible abord ; surtout dans la saison d’hiver à cause des glaces. Pour parer à ce triple inconvénient le Conseil Municipal de cette commune, se propose de prolonger la conduite des eaux et de rapprocher la fontaine de l’habitation en l’établissant dans une petite propriété particulière dont il faudra faire l’acquisition ...”
PLAN DE 1833 ORDONNANCE DE LOUIS-PHILIPPE Ce terrain appartenant au Sieur Claude Renoux, c’est par ordonnance du 26 novembre 1833 que le Roi Louis-Philippe autorisa l’échange du terrain contre les deux tiers de l’eau coulant de la fontaine. Le devis des travaux date du 24 juin 1833. C’est le Sieur Antoine Dalmas, entrepreneur de Callian qui les a réalisés. Ils ont été réceptionnés le 20 octobre 1834 et ont coûté trois mille cinq cent soixante onze francs et vingt neuf centimes. LAVOIR DE 1834
Plus tard le lavoir de 1809 est démonté et reconstruit en 1834 là où il se trouve actuellement à coté du jardin d’enfants au quartier de la fontaine. Archives communales concernant l'aqueduc et le lavoirActe du prix fait pour la construction du canal de la fontaine 24 mai 1756 Devis de construction du lavoir de Font Neuve 1782.
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Aqueduc Mailla 





